C) Environnement économique

Toutes les classes sociales peuvent être concerné par la maltraitance des enfants. Mais certains facteurs économiques favorisent l'apparition de maltraitance dans les familles.

L'instabilité professionnelle, le recours de plus en plus fréquents aux contrats précaires (CDD, stages renouvelés indéfiniment ...), le chômage, le manque de ressources, le logement inadéquat, génèrent des conditions de vie économiquement défavorables propice au développement de situations de maltraitance.

La précarité sociale qui engendre une précarité économique constitue le terreau d'un mal être de la famille qui se traduit quelque fois par des réactions de rejet ou de violence vis à vis des enfants.

Les aides sociales s'avèrent alors quelque fois impuissantes à compenser cette exclusion sociale même si leurs versements, qui constituent quelque fois les seules ressources régulières et constantes de la famille demeure essentielle pour éviter une précarisation plus grande encore qui débouche vers une extrême pauvreté, la perte du logement ...

Les aides apportées par les conseil généraux peuvent être administratives (par le biais d'une convention signée entre les services de l'Aide Sociale à l'Enfance de la Direction de la Protection de l'Enfance ou les services de prévention de la Direction de la Prévention ou du Développement Social et les parents) ou judiciaires (ordonnées par un Juge des Enfants). Elles se traduisent par des aides financières (bons alimentaires ...) ou par des soutiens éducatifs ou des aides à la gestion du budget familial (interventions de travailleuses familiales (TISF) ou mise en place de Mesures d'Aide à la Gestion du Budget Familial) destinés à aider les parents d'enfants mineur à gérer ou équilibrer leur budget afin d'en dégager le minimum vital pour entretenir et s'occuper des enfants correctement.

De nombreux parents confrontés à ces difficultés financières sont en effet en grande difficulté pour prioriser leurs dépenses et affecter leurs ressources aux dépenses essentielles (logement, nourriture, électricité, eau, vêtements ...) avant de régler les traites des crédits à la consommation, leurs addictions (alcools, jeux, stupéfiants ...).

La vie dans un logement insalubre ou dans des hôtels voire des caravanes, l'absence de nourriture à tous les repas constituent des formes de maltraitance pour les enfants dont les parents sont pris dans des spirales de "surendettement" ou de pauvreté.

Pour certaines familles, la solution est de s'isoler du monde extérieur. Mais ce choix implique des conséquences quelques fois radicales telles que l'exclusion, la dépression, la déscolarisation des enfants ... Ces conséquences "contaminent" l'enfant qui se retrouve à son tour "exclu" du groupe auquel il appartient, coupé de l'école, de ses amis ...

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