B) environnement socio-culture

Parmi les familles les plus fréquemment confrontées à la maltraitance, on retrouve régulièrement les familles d'origine étrangères et notamment les familles issues des pays d'Afrique du Nord.

Il convient en outre de préciser que si la maltraitance en général est tout autant l'affaire des mères que des pères, en revanche, la violence familiale est le plus souvent le fait des pères. Ceux-ci, notamment en ce qui concerne les pères maghrébins sont assez souvent des pères démissionnés plus que des pères démissionnaires en ce qu'ils sont d'abord des adultes dévalorisés aux yeux de la société comme ils le deviennent ensuite aux yeux de leurs propres enfants.

Souvent chômeurs, ou exerçant des métiers dévalorisants, peu rémunérateurs, quelques fois en arrêt maladie pour de longues périodes, ils n'ont plus ce rôle que leur tradition leur confère d'être celui qui subvient aux besoins du groupe familial. Il partage avec ses enfants un vécu d'exclusion mais ses enfants l'en tiennent pour responsable et crient leur révolte, là où ils ne voient que sa soumission à son absence d'insertion.

Désinvestissant alors fréquemment la maison ces pères ne reviennent que pour exercer une autorité alors souvent maladroite, là ou les mères leur demandent de faire preuve d'une autorité contenante qu'elle n'a plus notamment aux yeux des garçons élevés dans cette "supériorité masculine" qui les empêche d'écouter leur mère. Cette absence d'autorité des mères tient également souvent à une lecture figée du Coran, guide spirituel auquel se réfèrent ces pères en mal de repères culturels, qui fait de la femme un être "inférieur" peu respecté dans son autorité par les hommes. Grand est alors le risque pour ces pères, que leurs enfants n'écoutent pas, d'user de violence pour faire respecter une autorité qui n'est plus naturelle parce qu'inadaptée à l'environnement dans lequel évoluent leurs enfants.

Chez certaine familles confrontées à ces difficultés culturelles ou psychologiques, l'enfant et notamment la fille, est soumise à des taches ménagères excessives entraînant si il ou elle ne les fait pas correctement, des châtiments corporels moralement et physiquement douloureux.

Dans certain cas, les parents évoluant dans cet environnement social dégradé notamment au sein des cités dans lesquelles "fleurit" un marché parallèle du travail ainsi qu'une économie souterraine fondée sur le trafic de stupéfiant se font contaminer par cet "argent facile" et entraîné vers la participation à ces réseaux qui leur procure les ressources qu'ils ne parviennent à avoir par des moyens légaux.

Certains deviennent eux-mêmes consommateur de produits stupéfiant entrainant une perte de conscience de leurs responsabilité vis à vis de leurs enfants. Le (ou les) parents concerné par ces addictions (stupéfiant ou alcool) peuvent alors perdre un sens moral minimum qui les conduit à ne plus être en capacité de protéger leurs enfants ou simplement de les élever correctement induisant des comportements maltraitants (absence de nourriture dans le frigo, absence de rythme de vie ...) ainsi que de la violence sous l'emprise de ces produits.

Les enfants assistent alors, impuissants, à cette dégradation de leur(s) parent(s) provoquant des dommages importants dans leur construction psychique.

Pour l'enfant, voir sont père se livrée a des activité illicite peut être facteur de délinquance juvénile. Il se dit que si sont père le fait il peut le faire aussi et sans aucun dangers.

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